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Les emails sont-ils vraiment un frein à notre productivité ?

Les emails seraient-ils l’ennemi de notre productivité ? Le débat ne date pas d’hier et comment pourrait-on se passer du courrier électronique aujourd’hui ? Deux chercheurs, Shamsi T. Iqbal de l’université de l’Illinois et Eric Horvitz chez Microsoft, se sont pourtant à nouveau penchés sur la question. Leurs conclusions sont reprises dans un article récent de thenextweb.com (en anglais uniquement) et font apparaitre des chiffres particulièrement impressionnants : nous passerions 650 heures par an à vérifier nos emails ! Plus impressionnant encore que cette notion de « temps passé », la manière dont la réception d’un email influe sur notre comportement.

Frustration et distraction 

Chuck Klosterman, auteur au New York Times, compare la réception des emails à une attaque de zombies : quoi que vous fassiez, ils reviennent toujours. Même si ces emails ne vous « dévoreront » pas au sens premier du terme, ils nourrissent cependant une impression de perte de contrôle. Il a été montré qu’un salarié peut changer de tâche toutes les 3 minutes (changement induit principalement par l’utilisation des emails) soit 36 fois par heure. Devant tant d’information le salarié a même peur de ne pas pouvoir capter celles qui lui sont essentielles pour avancer dans son travail. Il en résulte un fort sentiment de frustration. 

Répondre à un email fait perdre plus de 25 minutes 

Shamsi T. Iqbal et Eric Horvitz ont modélisé le comportement d’un salarié qui reçoit un email et la manière dont la réception de ce dernier vient perturber son cycle de production.

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En résumé, les chercheurs ont démontré que le temps de moyen de « distraction » provoqué par un email est d’environ 9 minutes et 30 secondes (lecture, premières reflexions, etc). Il faut ensuite plus d’une quinzaine de minutes au salarié pour reprendre la tâche dont il s’était détourne. Soit presque 25 minutes d’interruption pour un seul email.  Non seulement les résultats montrent que notre productivité baisse en fonction du nombre et de la nature des emails que nous recevons pendant la journée, mais ces interruptions développent un sentiment de stress au travail. 

Motivation = performance = satisfaction

La motivation est un facteur clé pour être à la fois efficace et heureux au travail. L’explication en est assez simple. Plus nous sommes motivé, plus nous sommes concentrés. Plus nous sommes concentrés, moins il devient facile d’être perturbé (et donc de vérifier ses emails, d’être triste etc.) ! Alors comment renforcer sa motivation ? En acceptant le renouveau (apprendre, découvrir et essayer de nouveaux modes de fonctionnement, etc.) et en relevant des défis. En fait, lorsque nous devons faire face à un problème qui, à première vue, surpasse nos capacités intellectuelles, nous nous focalisons sur sa résolution. Du coup, notre stress baisse (en tout cas, nous avons moins conscience de sa présence car nous sommes concentrés sur autre chose !). À l’inverse, si le problème à résoudre est trop simple, nous nous ennuyons.

Peut-on trouver une motivation à tout ? Le psychologue Martin Selgiman affirme que c’est le cas, comme dans l’exemple suivant : Aux États-Unis, il n’est pas rare de trouver de jeunes gens pour vous aider à mettre vos courses dans des sacs. L’un d’entre eux décida un jour de faire sourire tout les clients qui passeraient à sa caisse. Le véritable objectif de cette démarche n’était pas d’avoir 100% de sourires (ce qu’il n’est jamais arrivé à faire) mais d’avoir plus d’interactions avec les autres. Quel que soit le contexte, trouver ce qui est important pour soi est source d’inspiration et de satisfaction.

Alors, quoi faire de l’email que l’on vient de recevoir de notre patron qui n’a pas lu toutes ces études ?

La Harvard Business Review conseille clairement de ne pas vérifier ses emails tant que le principal objectif de la journée n’a pas été achevé. Si l’email est votre tâche la plus importante, répondez d’abord à ceux qui ne vous prendrons pas plus de 2 ou 3 minutes. Vous répondrez au reste lorsque vous pourrez le faire sérieusement (lorsque votre todolist de la journée ou de la demi-journée sera vide par exemple).

Si nous ne pouvez pas vous empêcher de répondre à votre patron, ne vous culpabilisez pas non plus. Changer prend du temps et c’est peut-être là votre prochain défi à relever pour rester motivé au travail. Bon courage à tous !

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Du storytelling pour son entretien d’embauche

Aaaah, le storytelling. Vraiment une bonne idée  ? Depuis quelques mois, le storytelling (où l’art de mettre en scène n’importe quel évènement de notre vie quotidienne) est devenu l’outil à la mode pour nous permettre de convaincre, soit disant à coup sûr, notre interlocuteur. Faire du storytelling c’est émerveiller. Faire du storytelling c’est sublimer. Mais est-ce vraiment réussir ? Décryptage de l’article de l’Express « Comment passionner un recruteur en entretien« . 

Conseil n°1 : « Être le héros de son histoire »

Oui. Être un héros. En France, aujourd’hui, a-t-on besoin de recruter des héros ? Pour répondre à cette question, faisons un détour par la case cinéma. Connaissez-vous le top 5 des films américains les plus populaires ? Il s’agit d’Avatar, de Titanic, des Avengers, The Dark Night et de Star wars : episode 1. Maintenant le top 5 des films français les plus populaires : Il y a Bienvenue chez les ch’tis, puis intouchables, la grande vadrouille, Astérix et Obélix Mission Cléopatre et enfin les Visiteurs.

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Quelle différence majeure voyez-vous entre les personnages principaux de ces deux listes ? Ceux des films américains sont des héros typiques (ils savent très rapidement qu’ils sont dotés de qualités exceptionnelles et qu’il seront amenés à accomplir de grandes choses) alors que ceux des films français sont tout l’inverse : des anti-héros (des gens normaux qui seront amenés, malgré eux, à surmonter des obstacles parfois extraordinaires). En bref, la culture du héros, très présente dans la pensée collective anglo-saxonne, n’est pas celle des petits franchouillards que nous sommes. Nos entreprises réclament des gens « normaux » qui sauront, qui devront, qui voudront surmonter les obstacles qu’ils rencontreront dans leur vie professionnelle. Ne vous inquiétez donc pas si vous n’avez pas le physique d’un Brad Pitt ou la répartie de Stéphane de Groot. Ce n’est pas eux que votre futur employeur recherche, c’est bien vous !

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Le « nudge » comme méthode de management

Besoin d’un « coup de pouce » pour vous aider à prendre une décision ? Facile. On va faire du nudge. C’est quoi le nudge ? Une tendance qui nous vient des États-Unis, incitant les gens à agir pour le bien commun sans pour autant les obliger à le faire. Une théorie à cheval entre libre arbitre et asservissement consenti. Décryptage. 

Une méthode née de l’économie comportementale

Pour faire simple, l’économie comportementale est un champ de la science économique qui étudie le comportement des être humains dans les situations économiques. Dans cet univers, l’homme n’est ni un agent prévisible, ni mécanique. Ses décisions peuvent différer en fonction du contexte, d’un état ou de ce qu’il a pu manger à midi. Fort de cette idée, Cass Sunstein, professeur de droit à Harvard, et Richard Thaler, économiste à la Chicago University ont développé une méthode parue en 2008 au éditions Vuibert. Dans Nudge : la méthode douce pour inspirer la bonne décisionles deux auteurs s’inspirent des enseignements de l’économie comportementale (et expérimentale) pour proposer des solutions originales à des problèmes de santé publique, d’épargne ou d’écologie. Une méthode qui a fait des émules ! Puisque Obama en 2009 puis par David Cameron en 2010 ont chacun créé leur « nudge squad » pour faire avancer plus efficacement leurs sujets de politique interne.

Concrètement, le nudge, çà fonctionne comment ? 

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Définir sa cible et sa trajectoire d’entreprise

Après Dan Pink et sa recherche des bases de la motivation c’est au tour de Loïc Deffains de nous parler nous parler de trajectoire professionnelle.

POV trajectoire entreprise

 

Si vous vous reconnaissez dans ce dessin humoristique, il est temps de poser son stylo et de prendre du recul sur votre projet d’entreprise. Ce livre blanc d’une quinzaine de pages, qui s’adresse principalement aux dirigeants d’entreprise, est là pour vous aider ! Bonne lecture.

 

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La science de la motivation selon Dan Pink

Dan Pink, est un journaliste et auteur américain. Il a été auteur de discours pour Al Gore entre 1995 et 1997. Il publie aussi régulièrement des articles sur le business ou la technologie dans le New York Times, la Harvard Business Review ou la revue Wired.

Lors de sa dernière conférence au TED, Dan offre une vision intéressante des mécanismes de la motivation des salariés, souvent associée aujourd’hui à la bonification financière. Selon certaines études, ces bonifications nuiraient à la créativité et la productivité. Les trois vrais piliers de la motivation seraient l’autonomie, la maîtrise et la pertinence …