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DOSSIER – L’évaluation des risques professionnels (EvRP)

L’évaluation a priori des risques professionnels (EvRP) consiste à identifier et classer les risques auxquels sont soumis les salariés d’un établissement, en vue de mettre en place des actions de prévention pertinentes. Elle constitue l’étape initiale d’une politique de santé et de sécurité au travail

L’EvRP est une démarche structurée dont les résultats sont formalisés dans un document unique. Ce document pourra être mis à la disposition du CHSCT, du médecin du travail et, sur demande, de l’inspecteur du travail et des contrôleurs CRAM.

Contraintes

Aujourd’hui, à quelques exceptions près, tous les employeurs doivent  élaborer ce DOCUMENT UNIQUE et ce quel que soit l’effectif de l’entreprise.

Ce dispositif  installé depuis 2001 est susceptible de sanctions pénales depuis le 8 novembre 2002 :
– L’absence du document unique est punie d’une amende de 1500 euros  et le double en cas de récidive (décret 2001-1016 du 5 novembre 2001)
– Si le document n’est pas mis à la disposition du CHSCT et des  délégués du personnel, l’employeur se rend coupable d’un délit d’entrave. Les sanctions encourues sont un emprisonnement d’un an et une amende de 3750 euros
– Si le document n’est pas mis à la disposition de l’inspecteur du travail, l’employeur s’expose à l’amende prévue pour les contraventions de la 3eme classe, à savoir 450 euros pour une personne physique et 2250 euros pour une personne morale.

Pourquoi évaluer les risques professionnels

L’évaluation des risques professionnels (EvRP) s’inscrit dans le cadre de la responsabilité de l’employeur, qui a une obligation générale d’assurer la sécurité et de protéger la santé de ses salariés.

Pour ce faire, il dispose d’un des principes généraux de prévention énoncé dans le Code du travail : l’évaluation des risques (article L.230-2). Celle-ci englobe des actions d’identification et de classement des risques et aussi de mise en place d’actions de prévention. Ces actions ne dispensent pas l’entreprise de mettre également en œuvre des mesures correctives immédiates.

L’EvRP constitue l’un des principaux leviers de progrès dans l’entreprise. Elle lui est utile puisqu’elle peut contribuer à améliorer son fonctionnement tout au long de son évolution, en consolidant la maîtrise des risques avérés mais également en pointant l’apparition de risques à effets différés ou de nouveaux risques, en particulier ceux qui sont liés aux nouvelles organisations (recours plus fréquent à des CDD, intérim, flux tendus…).

Dans ce contexte, la santé et la sécurité des salariés ne doivent pas être dissociés du fonctionnement de l’entreprise (choix techniques, organisation du travail, mobilisation des compétences, formation…). La mise en place d’une démarche de prévention contribuera à améliorer la performance de l’entreprise sur le plan humain et économique.

Comment évaluer les risques professionnels

L’approche gestion des risques fait partie de la démarche de prévention, qui nécessite ensuite de vérifier la mise en œuvre et l’efficacité des actions de prévention préconisées. L’EvRP est une démarche structurée qui suit les étapes suivantes :
– Préparer l’évaluation des risques
– Identifier les risques
– Classer les risques
– Proposer des actions de prévention

Le document unique

Depuis 1991, le chef d’entreprise a une obligation générale de sécurité. Cette disposition du Code du travail se fonde sur des principes généraux de prévention qui commencent par l’EvRP. Deux textes récents viennent apporter des précisions sur l’obligation d’évaluer les risques :
– Le décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001,
– La circulaire n° 6 de la Direction des relations du travail du 18 avril 2002.

Des guides sont à votre disposition

Plusieurs organismes font référence pour vous accompagner dans cette démarche. Citons par exemple :
– L’INRS
– Les CRAM
– Les CGSS

Chacune d’elles propose des brochures qui pourront vous aider dans votre démarche d’EvRP. Elles sont génériques ou focalisées sur un type de risque, un secteur d’activité…  Vous pouvez aussi contacter la CRAM de votre région pour avoir plus d’informations et commander les brochures qui vous intéressent.

En savoir plus

http://www.cram-alsace-moselle.fr/Prevent/actua/
http://www.sante-securite.travail.gouv.fr/dossiers/evaluations.asp
http://www.inrs.fr/dossiers/evrp.htm
http://www.rouen.cci.fr/industrie/risques/homepage.htm

Sources

Différents forums sur la qualité
http://www.sante-securite.travail.gouv.fr/dossiers/evaluations.asp
http://www.inrs.fr/dossiers/evrp.htm

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DOSSIER – Seuil de réapprovisionnement – Deux exemples sur ce thème

L’idée est de calculer un seuil de réapprovisionnement des stocks en intégrant une prévision de consommation basée sur l’historique des consommations
Les méthodes utilisées dans ce cas sont les suivantes : Kanban, Wilson, MSP. Nous prenons ici 2 cas concrets qui vont vous aider à y voir plus clair.

Préalable

Les méthodes utilisées dans ce cas sont les suivantes : Kanban, Wilson, MSP. Nous prenons ici 2 cas concrets qui vont vous aider à y voir plus clair.

Exemple 1

Quelques explications
Si vous disposez d’un  historique suffisant – il faut 20-50 échantillons (nombre vendus par exemple sur 3 mois) – vous pouvez calculer l’écart-type. Pour simplifier, vous pourrez calculer l’écart-type sur la moyenne du nombre vendu par espèce, en tenant compte de la saisonnalité, s’il y en a (baser l’écart aussi sur les saisonnalités, mais à part). 

Mais la moyenne n’équivaut pas à l’écart-type. Il faudrait se référer à un ouvrage concernant la Maîtrise Statistique des Processus (MSP) ou en anglais Statistical Process Control (SPC). 

Pour obtenir un stock de sécurité, utilisez la formule suivante : 

Choisissez une probabilité en % de risque de rupture de stock accepté. En fonction de la probabilité choisie, prenez le coefficient u : Probabilité P% accepté : P 5% – coefficient u 1,645 ;  P 2,5% –
coefficient u 1,96 ;   P 1% – coefficient u 2,326 ;  P 0,5% – coefficient u 2,576 . 

Formule : Stock sécurité Ss  =  coefficient u multiplié par l’écart-type ou sigma multiplié par la racine carrée temps t. 

Exemple
t  = 36 jours
sigma (écart-type) = 41 pièces
P% accepté = 1% = coefficient u 2,326

Ss = 2,236  x  41  x  racine de 36  = 2,326 x  41  x  6 =  573
573 est le nombre qui correspond au stock sécurité par unité pour laquelle on a choisi un risque de rupture de stock 1%.

Avantage de cette méthode : bien maîtriser le risque de rupture de stock.
Inconvénients : Suivi permanent du stock, contrainte de calculs, application lourde et du fait onéreuse, à moins que le système informatique répond de manière juste à l’état des stocks en permanence. 

Sinon, pour le jalonnement des besoins nets (réapprovisionnement), utilisez les 2 paramètres : quantité et temps. Diviser la quantité consommée par unité de temps, vous obtenez la quantité minimum pour pallier au problème de réapprovisionnement. 

Pour obtenir la quantité idéale qui permet d’obtenir les meilleurs conditions d’achat (prix, paiement), appelée quantité économique, il existe la formule de Wilson:
n = quantité économique
na = consommation annuelle
Ca = prix d’achat unitaire rendu usine hors taxes = CA d’achat + frais de transport et d’assurance jusqu’à votre magasin.
C1 = coût de passation d’une commande = frais à imputer au service achat (salaires, charges, matériel, communications) divisé par le nombre de commandes par an
t = coût de possession de 1 Euro d’article = tous les frais générés par les locaux d’entreposage (loyer, taxes, système de sécurité, entretien, énergie etc), à diviser par la valeur du stock.
Nota : 20% de la valeur marchande de l’année précédente peut être un
taux applicable dans des cas classiques. 

Formule de Wilson :   n  =  racine carrée de (2 na  multiplié par  C1  divisé par Ca  multiplié par  t ).

Exemple 2

L’historique des consommations permet de confirmer la vie d’un produit  et de déterminer s’il y a des variations saisonnières.

La méthode à étudier de près dans votre cas me semble être le KANBAN. Voir documentation livresque, il y en a pléthore. En effet, par cette méthode, on agit  en fonction du présent, c’est à dire la consommation des produits d’aujourd’hui. On appelle cela, la gestion par l’aval.

Ainsi, si il n’y a pas de consommation, pas de réapprovisionnement, donc pas de stocks.

En faisant simple, vous  déterminez une quantité économique de réapprovisionnement en liaison avec votre fournisseur pour minimiser les frais de gestion, de transports, de mise en route, de stockage.

Exemple une palette de 27 cartons  de 12  soit 324 produits.
puis vous analysez le flux de production pour déterminer le temps nécessaire au réapprovisionnement dudit produit dans la quantité économique
Exemple  15 jours.

Avec  votre historique de vente vous calculez par trimestre les ventes moyennes réalisées.
Exemple 20 par jours.

Vous déterminez ainsi la quantité moyenne que vous allez vendre eu égard à vos chiffres passés dans le laps de temps nécessaire au réapprovisionnement 15 jours, soit 300 pièces.

Vous vous donnez une marge de sécurité de 3 jours de conso et vous vous fixez un stock mini de 360 pièces. Vous commencez par approvisionner vos 360 p et dès la réception de celles-ci vous commandez une quantité économique de 327 (celles-ci seront donc livrées dans 15 jours et normalement vous aurez vendu 300 pièces et il vous en restera donc 360 -300 = 60)

Vous suivez régulièrement votre stock restant  et dès qu’il  atteint  327 ou 320, vous passez commande d’un lot. Ainsi vous arrivez même avec cette méthode à  réagir et à vendre plus même si  les ventes augmentent plus vite que la vente moyenne de l’année précédente. Aussi, en période basse, vous ne commandez que ce que vous avez vendu en quelque sorte.

Avec la pratique vous pourrez fixer des stocks mini différents suivant la période de l’année,  plus bas suivant les variations saisonnières constatées.

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Master Négociation Internationale (MSc IN)

Le Master of Science en Négociation Internationale forme des négociateurs internationaux de haut niveau, capables d’évoluer dans n’importe quel environnement grâce à la maîtrise de connaissances commerciales, juridiques et socioculturelles.

Le Master of Science en Négociation Internationale de l’ESC Rennes School of Business offre à ses étudiants la méthodologie et les techniques indispensables pour acquérir une compréhension globale de la négociation internationale et de ses enjeux dans les relations d’affaires interculturelles.

Modalités d’admission

1- Bac+3/4 ou Bachelor’s ou équivalent*
2- Niveau d’anglais** : TOEFL, TOEIC ou équivalent
3- Dossier
4- Entretien

*autres situations étudiées au cas par cas.
** Possibilité de passer un TOEIC blanc à l’école (gratuit)

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Master Marketing International (MIM)

Le Master en Marketing International de l’ESC Rennes School of Business a pour but de former les candidats à la direction Marketing d’entreprises internationales. Il permet aux étudiants d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour la commercialisation de produits et de services dans une économie mondiale, et ceci dans un contexte social, politique ou culturel précis.

Le programme est dispensé à Rennes par une équipe internationale de professeurs spécialisés.

Modalités d’inscription

1- Bac+3/4 ou Bachelor’s ou équivalent*
2- Niveau d’anglais** : TOEFL, TOEIC ou équivalent
3- Dossier
4- Entretien

*autres situations étudiées au cas par cas.
** Possibilité de passer un TOEIC blanc à l’école (gratuit)

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Comprendre la méthode KANBAN

Cours complet sur cette méthode. La fonction production est la pierre angulaire de l’entreprise. Qu’il s’agisse d’une société de services ou d’une compagnie manufacturière, le succès d’une entreprise est directement relié à sa capacité de maintenir de façon constante une production de qualité supérieure à moindre coût.